Pointe St-Charles, l'île Ste-Hélène et les terrains
de la Voie maritime pour l'Expo 67

«Une autre conjecture mais vraisemblablement la dernière au sujet de l'emplacement de l'Exposition universelle de 1967!

D'après de nombreux observateurs sérieux, les responsables du choix à faire s'acheminent vers le compromis suivant: pour utiliser le fleuve au maximum, on retiendrait une partie de la Pointe-St-Charles, l'île Sainte-Hélène, l'île Ronde et les terrains (actuellement inoccupés) de la Voie maritime du St-Laurent situés entre le canal et le fleuve.

Comme la carte ci-dessous [cette carte est une copie fidèle du plan reproduit plus haut] l'indique mieux que toute description, il va sans dire que pour obtenir toute la superficie nécessaire, on devra combler une longue bande de terre présentement recouverte de cinq à 20 pieds d'eau; sans parler du nivellement du rivage actuel. Mais, au fait, de quoi s'agit-il?... LA PRESSE, il y a maintenant plusieurs mois, annonçait que la Pointe-St-Charles pouvait fort bien être l'emplacement choisi, ceci non seulement parce que les urbanistes de Montréal en préconisaient le choix, mais aussi parce qu'il se trouvait être le plus près du coeur de Montréal.

D'autre part, il y a un mois, un projet proposé par des architectes de la rive sud, MM. Bédard, Charbonneau et Langlois, suggérait l'utilisation de terres appartenant à la Voie maritime du St-Laurent et sises entre les ponts Victoria et Jacques-Cartier, ainsi que de l'île Ste-Hélène et de l'île Ronde

Ce serait, en définitive, la fusion de ces deux projets qui permettrait de situer l'emplacement de la future expo dans un des plus beaux cadres jamais utilisés pour une telle manifestation: le fleuve St-Laurent.»

Teddy Chevalot, La Presse, le 23 mars 1963.